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vendredi 22 décembre 2006

L'histoire d'un changement

Si je me souviens bien, je devais avoir dans les 12/13 ans. Ou aux alentours.

J'avais des copains pour jouer au foot. C'était les copains de la cité.

Et j'avais d'autres copains, avec qui j'allais à l'école, par exemple.

Dans ce groupe des copains d'école, y avait ceux avec qui je trainais sous le préau, et d'autres... ceux avec qui je faisais le chemin le matin et le soir, par exemple.

J'avais aussi des copains pour jouer à la console, qui eux avaient donc le droit de venir chez moi.

J'avais plein de petits groupes de copains bien définis, en fait.

Des amis bien rangés, que je ne voyais que dans certains cadres bien définis, donc.

Chacun avait son "utilisation" et donc "sa place". Les copains du sport au sport, les copains de classe, les copains de collège mais dans des classes différentes, etc...

Et un jour, j'en ai eu marre.

Je pense que c'est en renouant le VRAI contact avec mon frère que j'ai réalisé ce qui me manquait. C'était de l'Authenticité.

Je me rappelle qu'avec mon frère, nous avons été séparés quelques années. Quand je dis "séparés", je parle de chemins qui s'éloignent, de collèges différents, de nouveaux amis, de nouvelles sorties, un autre rythme et d'autres activités, puis on perd le contact.... Et un jour, après avoir fait nos vies d'ado chacun de notre côté, on s'est retombé dessus, un peu par hasard. Il m'a intégré dans son groupe de potes et depuis, on ne s'est plus jamais laché. (à contrario de certains de ce fameux groupe de potes, par exemple)

Je suis donc arrivé à ce moment dans un groupe de jeunes qui commençaient à avoir une pseudo vie d'adulte. Avoir son permis, bouffer au resto, partir en vacances seuls... (mon frère est plus vieux que moi) Et je n'avais jamais connu ça. Et bizarrement, je me suis senti très à l'aise avec eux. Le courant passait bien, et je me suis dit qu'on devait m'apprécier pour ce que j'étais.

J'étais donc un mec cool. Ou du moins, sympa, puisqu'on continuait à m'inviter.

Cela m'a fait me demander si j'aurai été capable de faire ce que mon frère a fait. Prendre quelqu'un dans un groupe, et le mélanger dans un autre. Sans crainte. Juste parce que c'était déjà mon ami, donc, y a pas de raison?...

Et bien... Je pense que je n'aurai pas pu. Je pense qu'à l'époque, j'étais comme beaucoup d'ados qui donne une place très importance à l'amitié. Mais je n'aurai pas pu sortir chacun de son contexte, pour le mélanger aux autres. Ca n'aurait pas marché.

Quand je me suis demandé pourquoi les autres pourraient le faire et pas moi, j'ai aboutit à la conclusion suivante : je ne veux pas que tous se rencontrent parce qu'il ne connaissent pas tous le même MDLL. Et à partir de là, j'ai vraiment commencer à réfléchir sur moi. Sur l'image que je donnais de moi, dans différentes situations. Il y avait le MDLL qui faisait de l'athlé, le MDLL du quartier, le MDLL de l'école, le MDLL chez les voisins, le MDLL en famille.... Toujours un seul MDLL, mais toujours différent.

Alors un jour, je me suis dit que je n'avais rien à perdre. J'ai décidé de ne plus être faux pour être intégré quelque part. De ne plus êtrr timide et souriant d'un côté, bavard et rigolard de l'autre... De ne pas forcément dire ce que les autres voulaient entendre dans le seul but qu'ils m'apprécient. Je pense que c'est de là qu'à commencé mon attachement à "dire la vérité" quoiqu'il arrive. J'étais Moi et j'étais Vrai. Et j'étais Juste parce que je disais la vérité sans rien attendre en retour, et que je savais la dire en gardant mon calme, quelque fût la situation.

Au fil de mes expériences, j'ai donc découvert que * lorsqu'on est entouré DE GENS INTELLIGENTS * le fait de ne pas être en accord ne fait pas de vous quelqu'un que " l'on aime pas ". Au contraire.

On ne choisit pas sa famille, mais on choisit ses amis, ses relations, ses petites-amies... Depuis, que j'ai appris à me connaitre MOI, cela m'a permis d'apprendre à faire assez vite la différence entre ceux qui auront une chance de rester, et ceux qui, malgré beaucoup de vent, des soirées de dingues, des plans géniaux pitoyablement sincères, ou encore des embrassades super châleureuses, ne feront que passer...

Choisir ses ami(e)s, c'est important dans la vie.

jeudi 21 décembre 2006

Joyeux Noel les cons!

Puisque tout le monde va se barrer pour AU MOINS 3 jours... Je publie dès aujourd'hui mon billet de Noël!

Joyeux Noël Les Cons!!!

Hum humm....

Chanson d'Oldelaf et Monsieur D. :


Chaque année avec l'hiver
Vient le mois que je préfère
Et comme j'ai été bien sage
J'attends un vieux personnage
Derrière le sapin caché,
Je regard' la cheminée
Avec mes deux yeux d'enfants
- Bah, c'est normal, j'ai 6 ans -
Je m'approche pour ne rien perdre ;
Mais il dérape, chute et crie : " Et merde !... "

Cette année, il est bizarre,
Il dit : Bonjour, les crevards ! (Bonjour, Père Noël)
Petit, t'aurais pas une bière ? (Hein???)
J'préférais l'année dernière... (Ah bah on choisit pas)
Qu'est-ce que t'as donc dans ta hotte ? (Devine - Bah je sais pas)
Des seringues et des capotes (oh ! ben, ouais mais...)
C'est pas c'que j'ai commandé (moi, j'avais commandé un grand camion de pompier...)
EEEEHHH ! J'ai que ça et fais pas chier (Allez, dégage!)
Il me repousse de la main
Rote un coup puis urine sur le sapin...

Père Noël t'es le seul ami des enfants
Qu'ait toujours au moins 3 grammes dans le sang
Père Noël tu reviens pour tous les marmots
Même si t'es vraiment pas un cadeau

Moi, j'voulais un petit chat (je l'appellerai Pelote !)
Ouais, c'est ça, choisis un doigt (hein, lequel ?)
Ou le même vélo qu'Damien (c'est qui Damien ? - C'est, mon voisin)
Ben t'as qu'à voler le sien... (t'exagère, hein)
Dis, Père Noël, raconte-moi : (Quoi encore ?)
Comment est-ce que c'est chez toi ? (Parce qu'alors moi je suis sûr que)
Y'a des rennes et des lutins ? (Bah voyons, puis des pingouins, des marsiens - Ah bon ?!)
Non mais tu fumes petit crétin ? (Ah moi, non - t'es con ou quoi ?)
J'habite Porte de la Chapelle
Dans un local à poubelle, à poubelle

Père Noël t'es le seul ami des enfants (oh non, ils remettent ça)
Qu'ait toujours au moins 3 grammes dans le sang (bien, bien, bien, 20/20)
Père Noël tu reviens pour tous les marmots
Même si t'es vraiment pas un cadeau (ho la brochette de nazes)

Qu'est ce qu'il y a Père Noël (rien, laisse-moi, laisse-moi)
Est-ce que tu veux une Vittel ? (dégage j'te dis! - t'as pas l'air bien)
Ton haleine, elle est pas fraîche (beuaaaarhhhh...)
Il a vomi sur la crèche !
Dis petit, l'est où l'whisky de Papa ?
Y'en n'a plus
Alors j'vais rentrer chez moi
Dis, vieil homme en rouge, je peux partir avec toi ? (Non, c'est pas possible)
Je suis pas Chantal Goya
Tu reviendras l'année prochaine ? (pas l'choix)
Ouais, aussi vrai qu'ta sœur est .... (elle est quoi, ta soeur? Hein!?)
Mongolienne ! ( ?! Mais nan, c'est pas vrai!)

Père Noël t'es le seul ami des enfants
Qu'ait toujours au moins 3 grammes dans le sang
Père Noël tu reviens pour tous les marmots
Même si t'es vraiment pas un cadeau (Allez Faut partir là maintenant, c'est plus Noël)

Allez tous ensemble !

Père Noël t'es le seul ami des enfants (Père Noël !)
Qu'ait toujours au moins 3 grammes dans le sang (Je vais vous brûler les yeux avec des bougies moi)
Père Noël tu reviens pour tous les marmots (Je vais dire à mes rennes de vous attaquer et puis c'est tout ce qui va s'passer, à l'attaque les rennes)
Même si t'es vraiment pas un cadeau (Allez vous en, je veux plus vous voir, vous êtes moches)
Même si t'es vraiment pas un cadeau (Une dernière fois)
Même si t'es vraiment pas un cadeau (Joyeux Noël Les cons ! à l'année prochaine, on va tous crever - Au revoir Père Noël)

(Merci à BenF pour la frappe du texte, que j'ai moi même ré-adapté... ^^ )

Le dilemme du dimanche - bis

Ce matin, je lisais un billet du Maniac. Il parlait du choix cornélien qui se pose souvent à lui le dimanche matin, après avoir fait la chouille le samedi soir : glander, ou se mettre un coup de pied au 'uc bien que complètement d'équerre pour profiter un minimum de son dimanche, avant de retourner bosser lundi.

Alors, des bringues, j'en ai fait des milliers. Et souvent jusqu'à plus soif. Avec trous noirs le lendemain, la bouche pâteuse au réveil, l'alcool qui suintent de tous tes pores de la peau, les draps imprégnés de l'odeur, et tout et tout ^^ Et ben malgré tout ça, j'ai jamais pris un Guronzan, ou un truc pour le mal de tête. Ca va certainement faire des jaloux, mais je ne sais pas ce que c'est que d'avoir la gueule de bois?

En fait, ne venez pas chez moi me demander un truc pour la tête ou le ventre. Je n'ai absolument pas de pharmacie chez moi. J'en ai d'ailleurs jamais eu, et je n'y connais rien en médocs (sauf le Médoc, le Haut Médoc, etc. mais ça, c'est autre chose!). Je ne suis pas un sur-homme. Je suppose que c'est dû à un truc que mon corps sécrète (ou pas) qui fait que tout va bien le lendemain... ?!

Bref quoiqu'il en soit, les lendemains de bringue, voir même les lendemains de "on-se-couche-super-tard-alors-qu'on-a-bu-que-de-la-grenadine (ou du lait-fraise, ça fera plaisir à quelqu'un)" je suis souvent dans les premiers debouts. Chez moi encore, je peux dormir assez tard (genre, si je rentre éclaté à 5h du mat, je serai debout vers midi) mais quand on joue à l'extérieur, et que je dors n'importe où ailleurs que dans mon lit, je peux me réveiller super tôt... Une poignée d'heures après, quoi...

{flashback perso : je viens de me rappeler une nuit au Futuroscope, en voyage scolaire... alors que je devais avoir 12 ans, peut être... MDR à ceux qui étaient là}

En pensant à tout ça aujourd'hui, je réalise que je suis un peu bizarre, par rapport aux autres...?!? J'avais jamais vraiment fait attention avant. Je me disais juste que les autres pionçaient tout le temps (les cons). Je me revois, chambrant souvent K de "roupiller" dès qu'elle avait un moment (à n'importe quel moment de la journée, en fait... Mais carrément des dodos, pas des petites siestes réparatrices d'une heure, hein!).

En tout cas, je me rappelle un truc, quand j'étais petit... Je passais ma vie en bas. J'étais tout le temps dehors, on jouait au foot, avec tous les gamins du quartier. Et une situation qui revenait souvent, pendant les vacances, ou les week-end... Je pense que je devais me lever tôt, et je ne comprenais pas pourquoi ma mère me disait "NON! Ca va pas la tête? On va pas sonner chez les gens à cette heure?!! Et tu vas pas aller courir la rue alors qu'il n'y a personne dehors!"

Je ne sais pas quelle heure ça devait être, mais je pouvais déjeuner, mater le Club Dorothée (foutez vous d'ma gueule, bande de nazes... Vous faisiez pareil...) m'habiller et il fallait encore que je fasse les cent pas dans l'entrée avec mon ballon sous le bras avant que MamanLouze me laisse sortir... En y repensant... J'étais frustré! Je ne comprenais pas que moi je puisse être debout, et que tout le monde ne le soit pas (la vie est vraiment trop injuste pour les pauvres petits occidentaux gâtés que nous sommes).

Récemment, on me faisait remarquer : "Ton problème, c'est pas que tu as du mal à t'endormir... C'est plutôt que tu dors pas beaucoup!!!"... Ca m'a étonné, j'ai toujours pensé le contraire... Car depuis que je travaille, je me suis toujours dit "Quel veinard, tu commences tard le matin! Heureusement, parce que sinon, ce serait trop horrible de manquer de dodo" mais en fait, même si je suis au boulot à 9h, je dors moins que les mecs qui se lèvent à 6h... ET QUI PIQUENT DU NEZ QUAND ILS RENTRENT CHEZ EUX A 17h00 ( et qui s'endorment avant d'avoir pu voir la fin du film de 20h30 "parce que tu comprends je me lèves tôt, MOI, je dors PAS BEAUCOUP, MOI..." ^^)

En fait, je dors souvent de 2h à 8h du matin, mais je ne fais jamais de sieste, ni de petit break dans la journée/soirée. C'est plutôt raisonnable, non? 6h de sommeil. Dans les anciennes générations, y devaient faire pire, je pense... En tout cas, je sais aussi que MamanLouze était un peu comme moi sur sa "perception-des-gens-qui-dorment-alors-que-moi-non", et qu'elle n'aurait pas vu d'un super oeil qu'on flemmasse jusqu'à 15h ma soeur et moi. Même si, plus après la majorité, on faisait bien ce que l'on voulait, on avait(surtout la frangine) assez vite droit aux remontrances "Tu dors jusqu'à pas d'heure espèce de fainéant dans la vie faut se lever tôt sinon t'es vraiment bon à rien regarde moi je suis levé depuis longtemps et j'en ai déjà fait mille fois plus que toi" (MODE ' J'aime les réveils en fanfare ' SUPER ON)

Allons, concluons ce billet....

En commentant le billet du Maniac donc, j'ai pensé à ces lendemains de bringue, et ces matins où je me motive un minimum pour sortir du lit, prendre une douche et m'habiller. Dans l'idéal, il fait beau. On est dimanche, le soleil brille, et il fait bon vivre. Je me dit qu'il me reste "encore TOUTE une journée" avant de reprendre ma semaine. Et déjà, je profite. Parce que je suis le genre de personne à se satisfaire d'un rien... Je suis content d'avoir du temps pour moi. Alors j'enfile un blouson, et je prends la moto, ou la voiture. Et je vais au marché. Je me dit que je pourrai préparer un plat délicieux ce midi, ou cuisiner jusqu'à ce soir. Je parcours tout le marché sans rien acheter. J'observe, je m'inspire. (oui, c'est ça, "et je note les prix pour savoir où c'est pas cher" pfff... ) et puis je prend ce qui me fait envie. Sinon, je vais boire un coup à la terrasse d'un café et je regarde passer les gens. Ou mieux encore, dans un petit bistrot, et je me délecte de ses petits vieux pour qui le temps s'est arrêté, habillés de leur pantalon en velours marron, de leur béret vieillot, et de leur canne en bois usé, et qui prennent leur café en refaisant le monde, en parlant fort et sans même connaitre leurs interlocuteurs... Ou encore, je déjeune tôt en me levant, je prend mes cd préférés et je pars en voiture pour le restant de la journée, sans savoir où je vais... Dans un parc, chez des amis, ou ailleurs...

On dira ce qu'on voudra... Je pense quand même que... merci MamanLouze...

mercredi 20 décembre 2006

Tout change, tout évolue

"Tout change, tout évolue
Seuls les imbéciles ne changent pas"

Alpha Blondy - Les Imbéciles
et accessoirement, le bon sens populaire.

Ma parution de billets est en baisse, je le sais...

Mais comme dans d'autres domaines, "On ne compte pas" hein?!... ;-)

Je débute donc cette note avec des paroles de musique, parce que je réalisais ce soir, en voyant ma playlist mp3, que j'adorais certains trucs que je n'aurai pas pu supporter il y a quelques années, ou encore, il y a quelques jours...

Sans vouloir lister tout ce qui me plait, je pense notamment à Zazie, ou Benabar.

Je me souviens particulièrement d'une chanson, qui avait été interprétée dans une église, pour un mariage. Ca s'appelait "J'envoie valser". Ces paroles me restent toujours en tête. Depuis, j'ai écouté d'autres morceaux, et je dois avouer que j'aime, voir j'adore... C'est étrange des fois, les goûts musicaux... Les premières notes de la chanson, voir le premier mot à la radio me faisaient bondir et je zappais aussi sec. Et là, je vais jusqu'à arrêter ce que je fais pour mettre plus fort, et écouter. Les mêmes chansons... ?!

Allez, pour conforter dans leur idée tous les gens qui me trouvent radin ^^ :

Voici le morceau :

et les paroles :

J'en vois des qui s'donnent, donnent des bijoux
dans le cou
c'est beau mais quand même
ce ne sont que des cailloux

des pierres qui vous roulent, roulent
et qui vous coulent
sur les joues
j'aime mieux que tu m'aimes
sans dépenser des sous

moi je m'en moque
j'envoie valser
les trucs en toc
les cages dorées
toi quand tu m'serres très fort
c'est comme un trésor
et ça
et ça vaut de l'or

j'en vois des qui s'lancent des regards
et des fleurs
puis qui s'laissent quelque part
ou ailleurs
entre les roses et les choux
j'en connais des tas qui feraient mieux de s'aimer un peu
un peu comme nous
qui nous aimons beaucoup

et d'envoyer
ailleurs
valser
les bagues et les
cœurs
en collier
car quand on s'aime très fort
c'est comme un trésor
et ça
et ça vaut de l'or

moi pour toujours
j'envoie valser
les preuves d'amour
en or plaqué
puisque tu m'serres très fort
c'est là mon trésor
c'est toi
toi qui vaut de l'or

lundi 11 décembre 2006

VRP-multicartes

Petit post du soir, pour les gens qui passeraient par là sans me connaitre. Ou pour les autres.

Des histoires d’amour, j’en ai pas eu des milliers.

J’en ai pas eu des centaines, non plus.

En fait il suffirait de moins de la moitié d’une main.

Mais est ce si important de compter? Le nombre, est-il inévitablement un facteur de qualité?

Ces derniers temps j’ai été amené à réfléchir sur l’image qui peut se dégager de moi, maintenant. L’impact que cela a sur les autres.

Une fois retombé dans le célibat, on a l'impression de présenter aux autres notre vie comme un VRP présenterait sa carte. Quand on doit se présenter, parler de soi etc... Les gens retiennent “il a été en couple X années” Certains pensent que je suis presque extraordinaire. Ou que c’est chose rare. Faut arrêter, là....

J’ai toujours clamé que je mettais un point d’honneur à dire la vérité. Toujours. Même si elle me dessert. Et aujourd’hui, j’aimerai faire comprendre aux gens qui m’envoient/envoiaient limite leur félicitations pour “ma vie de couple” que : il n’y a rien d’exceptionnel dans le fait de ne coucher qu’avec les femmes qu’on aime / qu’on a aimé. Beaucoup d'autres sont comme moi.

Quand on a que l’Amour, à offrir en partage des principes, cela parrait même tout à fait normal. Je parle de principes judéos-chrétiens-moralisateurs inculqué par mon éducation, hein. Je ne dénigre pas les gens qui vivent leur sexualité de manière différente. Simplement, je ne multiplie pas les partenaires.

Détrompez-vous d’ailleurs, j’adore les gens libérés, car ils sont souvent les seuls avec qui l’on puisse parler de sexe ouvertement, et dire les choses telles qu’elles sont, sans crainte de passer pour un malpoli, un curieux ou pire, un pervers. Contre toute attente, (et sans vouloir rentrer dans les détails de la vie de mes proches/potes/amis/famille) on a toujours parlé de sexe ouvertement, et sans tabous chez moi. Et vous pouvez n’avoir qu’un seul partenaire, et connaître toutes ses choses que les autres ressentent ou pratiquent.

Alors, pour en revenir à notre VRP, qui se vend comme il peut, à la moindre occasion : cela fait-il mieux sur notre CV-Amoureux qu’on ait baisé avec la Terre entière, ou pas? Pour les uns, c’est un plus indéniable, pour les autres une abbération.

Mais en matière de Sentiments, on ne compte pas. On ne quantifie pas non plus.

Et les sentiments qui s’offrent, cela vaut plus cher que la plus bonne partie de jambe en l’air du siècle.

Demandez à ceux qui s’aiment. Et aussi à ceux qui baisent. Une fois que ça retombe.